J’écris sans savoir, sans but ni attente. Peut-être parce que, depuis toujours, tout le temps, je suis terrassée entre la peur et l’imperfection. Peur du vide et de l’inconnu, peur de tout perdre même quand je n’ai rien. Peur de tout et de rien à la fois.
Quand je fais, j’imagine déjà que je pourrais mal faire. Jamais sûre, hantée par les « peut-être ». Peut-être que je suis ce que je pense être, peut-être que je suis tout l’inverse.
Avec des peut-être, on refait le monde autant qu’avec des si. Entre un « peut-être » et une « peur d’être », il n’y a qu’un lapsus, qu’un acte manqué, qu’une faute de frappe. Peut-être ai-je peur d’être, tout simplement.
Les « peut-être » me font tourner la tête, au point d’avoir toujours eu ce besoin fou d’être dans une bulle où l’incertitude et la peur ne disparaissent pas, mais vivent loin du monde. À force d’être envahie par le monde, je me réfugie dans mon monde.
Avec des peut-être, on refait le monde autant qu’avec des si. Entre un « peut-être » et une « peur d’être », il n’y a qu’un lapsus, qu’un acte manqué, qu’une faute de frappe. Peut-être ai-je peur d’être, tout simplement.
Les « peut-être » me font tourner la tête, au point d’avoir toujours eu ce besoin fou d’être dans une bulle où l’incertitude et la peur ne disparaissent pas, mais vivent loin du monde. À force d’être envahie par le monde, je me réfugie dans mon monde.